L'automne


Les oiseaux s'en sont allés, les bonheurs aussi
Les grands espoirs se sont fanés, et puis l'automne
A rempli la nuit de sa brume monotone
Et déversé ses pluies sous le ciel obscurci

Le soleil est disparu, de même les fleurs
Les froids autans sont revenus, puis la nature
S'est en vain couverte d'éclatantes peintures
Pour qu'on oublie la mort derrière ces couleurs

Les jours se sont raccourcis, tout comme les ans
Les doux instants se sont enfuis, et sans attendre
Ils furent emportés pour ne plus jamais rendre
L'éclat des jours passés sous le soleil cuisant

Les pluies se sont abattues, les pleurs ont suivi
Cent mille cris se sont perdus, et seul au monde
Je suis demeuré sur le pavé qui s'inonde
À regarder passer l'automne de ma vie
 
 














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