Le paralytique


Cloué sur sa couchette il fixait le plafond
Avec dans le regard des nuages de rêves
Et les sombres brouillards d'un désarroi profond
Se condensaient parfois en pluies de larmes brèves

Des feux de détresse brûlaient dans son esprit
Et les échos lointains de sirènes criardes
Retentissaient au fond de son cœur incompris
Comme les hurlements d'une infernale harde

Le pauvre aurait voulu crier son affliction
Pour supplier la Mort de libérer son âme
Mais le glaive infâme de la malédiction
Avait figé son corps du revers de sa lame

Depuis lors il vivait sans trop croire à demain
S'enfonçant chaque jour un peu plus dans l'abîme
Où d'anciens souvenirs, en bourreaux inhumains
Brandissaient les regrets pour commettre leurs crimes
 
 














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