Nuit d'angoisse


J'ai si mal dans mon cœur et si peur dans mon mal
Que mon âme engourdie s'est figée dans la glace
Pour ne plus ressentir le spasme lacrymal
Qui trace sur ma face une horrible grimace

Le vide est si vaste que tous les horizons
Sont au loin disparus dans d'étouffants ténèbres
Et plus rien ne reste, sinon cette prison
Pour freiner ma venue dans la fosse funèbre

Il fait trop noir ici pour trouver un chemin
Qui me conduise ailleurs qu'à l'éternel silence
Il est trop tard aussi pour que mes lendemains
Me rendent la candeur des années d'innocence

Le cœur meurtri, le souffle court et l'œil hagard
Le corps usé par les années, par la vie dure
Sans un ami, sans feu d'amour dans le regard
À regarder le temps filer à toute allure
 
 














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