Tourments


Un grand vent de tourment souffle au fond de mon être
Déformant mon esprit, emportant ma raison
En des tourbillons blancs volant à la fenêtre
Dans l'air éthéré de l'éternelle saison

Le paysage au loin se décolore et coule
Et s'écoule en pleurant sous l'ondée qui sévit
Puis se fond dans l'oubli quand le rêve s'écroule
Comme un songe fuyant que l'aube nous ravit

Les tessons de mon âme en tintant se dispersent
Sur le sol poussiéreux de mon sombre caveau
Et non loin, les Bonheurs à grands flots se déversent
Mais l'amphore ne peut se remplir à nouveau

Des murs se sont dressés pour cacher la blessure
Du lointain souvenir d'effarantes visions
Et pour voiler l'amer de cette meurtrissure
Mon cœur s'est recouvert d'un linceul d'illusions
 
 














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